Rencontre Hoa Sen 2013

Le 2 mars 2013, l’Université Hoa Sen a organisé sa rencontre annuelle entre collègues et amis à l’hôtel Palace. La direction et les responsables des départements de l’Université ont en outre chaleureusement accueilli 24 invités, compagnons de route de l’université depuis plusieurs années. Parmi eux soulignons la présence des professeurs Phạm Văn Thuyết, Lê Vinh Quốc, Lưu Tiến Hiệp, Đặng Quan Đức, mesdames Vũ Thị Phương Anh, Ngô Thị Phương Thiện, Nguyễn Thanh Thu Thủy, messieurs Nguyễn Sơn Hà, Lê Nguyễn Hồng Phương, et bien d’autres chercheurs et spécialistes. 

 
Le thème de cette rencontre portait sur la « responsabilité sociale de l’université », auquel se sont ajoutés d’autres problèmes relatifs aux activités de l’université Hoa Sen. 
 
Dans une atmosphère amicale et conviviale, avec le vif espoir de recueillir conseils et suggestions de la part des invités, mesdames et messieurs Bùi Trân Phượng, Vũ Đức Vượng, Nguyễn Thanh Nga, Nguyễn Lưu Bảo Đoan ont présenté leur conception de la « responsabilité sociale de l’université » et les actions que Hoa Sen a menées et continue de mener pour remplir cette mission, à leur yeux naturelle pour une université. Hoa Sen s’est toujours efforcé de répondre aux besoins de la société, mais en précisant vouloir s’attacher aux besoins relevant du développement durable. Hoa Sen veut être une université vietnamienne, mais vise aussi  à créer un environnement internationalisé ; cette stratégie devant faciliter l’accès aux études dans une université  de haut niveau  pour bien des étudiants vietnamiens qui n’ont pas les moyens de faire des études à l’étranger. De cette manière, les étudiants pourront mieux s’intégrer au monde moderne. Madame  Phượng a proposé ensuite à l’auditoire de faire des propositions sur ce que Hoa Sen devrait faire pour jouer son rôle en matière de responsabilité sociale. 
 
Les invités ont débattu et lancé nombre d’idées qui seront une aide précieuse pour la direction de Hoa Sen afin d’élaborer sa stratégie de développement et à développer ses activités.
 
Voici le résumé des thèmes soumis à la discussion :
 
1. La responsabilité sociale de l’université
 
Tout le monde a approuvé l’orientation présentée par Hoa Sen pour la mise en œuvre de sa responsabilité sociale. Certains participants ont proposé de collaborer avec Hoa Sen pour développer des activités au service de la communauté. De son côté, M. Lưu Tiến Hiệp pense que si elle réussit à former des étudiants qualifiés, l’université aura déjà rempli son rôle en matière de responsabilité sociale.
 
Cependant, comment faire pour offrir aux étudiants une éducation de qualité, c’est le souci permanent non seulement de Hoa Sen, mais aussi de toutes les universités vietnamiennes. Il suggère que les programmes de formation soient solides et suffisamment larges et variés, et qu’on utilise des manuels américains. Il insiste pour qu’on enseigne la probité intellectuelle aux étudiants, et en particulier pour les détourner du plagiat (Lutter contre le plagiat est la principale mission du Club FACE  – For A Clean Education – de Hoa Sen) Les invités ont souligné que les activités mises en place par Hoa Sen au service de la communauté ont permis de tisser des liens de solidarité entre étudiants et communautés locales ou des groupes vulnérables.Madame Thủy du Centre d’éducation des enfants sourds et handicapés s’est réjouie de la participation des étudiants de Hoa Sen qui l’ont aidée dans la traduction anglais-vietnamien. 
 
En participant aux activités du Centre, les étudiants ont acquis de nouvelles compétences, ils ont aussi mieux compris la situation des enfants handicapés et ont ainsi renforcé leurs sens de responsabilité envers la société. 
 
 
Madame Lê Diệu Ánh de l’Association des villes du Viet Nam (ACVN) qui gère plusieurs projets de développement des communautés urbaines a annoncé que son établissement pourra accueillir des étudiants relevant de la filière « Environnement » et du programme de l’ « Éducation générale » en stage.
 
Pour Monsieur Nguyễn Sơn Hà, cela faisait bien longtemps qu’il n’avait entendu une université parler de sa responsabilité sociale. Selon lui, le Delta du Mékong manque de ressources humaines qualifiées et a ainsi besoin de la participation des étudiants. Ayant gardé des liens avec sa province natale de Đồng Tháp, il se dit disponible pour collaborer avec Hoa Sen pour accueillir les étudiants désireux de participer au développement d’un site écologique dans cette province. Ils pourront par exemple participer à la formation des paysans à l’accueil des touristes étrangers lors des circuits de tourisme rural. Du point de vue des besoins en ressources humaines des entreprises, monsieur  Hồng Phương a attiré l’attention de l’auditoire sur deux aspects que l’université doit prendre en compte : la formation des étudiants qualifiés d’une part, celle de bons citoyens d’autre part. Il faut aussi assurer un suivi des étudiants déjà diplômés pour savoir dans quelle mesure ils ont répondu aux attentes des employeurs. 
 
Favorable à la politique de renforcement de la responsabilité sociale  présentée par Hoa Sen, un invité l’a encouragé à continuer à sensibiliser les enseignants et les étudiants aux valeurs véhiculées par la conception que l’université a de cette responsabilité sociale, et à renforcer leurs capacités dans ce domaine. La collaboration entre les personnes plus âgées et les jeunes est nécessaire, il faut également les former aux  nouvelles méthodes de travail et à l’utilisation efficace des outils de communication et de technologie de l’information.
 
Monsieur  Bảo Đoan, responsable des relations internationales de Hoa Sen a ensuite présenté un nouveau module sur le développement inclusif destiné aux étudiants du programme “Éducation générale”. Il espère qu’à travers ce module, les étudiants pourront acquérir à la fois les connaissances théoriques et les capacités à  travailler avec les groupes défavorisés dans la communauté. 
2. Le thème de l’année à Hoa Sen : vivre dignement, étudier avec sérieux, être solidaire du monde. 
 
Madame Ngô Thị Phương Thiện a apprécié les programmes de formation et l’orientation des activités de Hoa Sen pour leur créativité, indispensable pour une université. Concernant le thème de l’année, elle s’est cependant interrogée sur le temps nécessaire pour le réaliser, un an lui paraissant trop court. Pendant combien de temps Hoa Sen envisage-t-elle de mener des actions sur cette thématique?
 
Est-ce que les départements et les autres unités de Hoa Sen ont mis en place un plan d’action général aussi bien qu’annuel pour sa réalisation ? “Vivre dignement” sera-t-il appliqué seulement au sein de l’université ou bien partout? Où sont les enseignants dans la réalisation du thème car la partie “enseigner avec sérieux” n’y figure pas ? Madame  Phượng a précisé que la durée d’application était prévue pour trois ans, mais elle pourra être prolongée au-delà des trois ans. L’accent est mis sur les études des étudiants parce que c’est un problème urgent. Il faut rapidement agir pour rétablir la probité et le sérieux des étudiants dans les études. À partir du thème général de l’université, chaque unité élabore son plan d’action pour atteindre ses objectifs. 
 
 
3.  Manuels, documents  d’études et cours de spécialité en anglais. 
 
Selon monsieur  Phạm Văn Thuyết, du  fait de la pénurie de manuels de qualité en langue vietnamienne, il faut utiliser de préférence des manuels américains ou français et encourager les étudiants à les lire directement dans ces langues. Il serait bon de traduire certaines œuvres, des collègues extérieurs à Hoa Sen pourraient aider à la correction. Quant aux examens de contrôle, les étudiants pourraient choisir de les rédiger soit en vietnamien, soit en anglais. Le Japon a fait une expérience intéressante au cours de laquelle les étudiants rédigeaient leurs devoirs en japonais mais utilisaient les terminologies en anglais pour éviter des traductions erronées ou inadéquates.
 
Madame  Phượng a répondu que Hoa Sen avait fait beaucoup d’efforts pour intégrer l’enseignement en anglais dans les programmes de formation, mais que les résultats restaient encore modestes. Actuellement, chaque programme doit dispenser obligatoirement 6 cours de spécialité en anglais aux étudiants de troisième et quatrième année. Une des invités donne une information encourageante : des étudiants qu’elle connaît ont suivi des cours en anglais à Hoa Sen et en ont été très satisfaits. 
 
 
 4. Les invités ont également exprimé leur préoccupation face aux défis que Hoa Sen doit relever pour mettre en œuvre sa stratégie pionnière. Comment faire pour que les ressources humaines soient à la hauteur des tâches que Hoa Sen se fixe ? Est-ce que ses ressources financières seront suffisantes pour réaliser ses projets éducatifs ? Comment surmonter les contraintes administratives imposées par les instances supérieures?
 
En réponse à ces questions, Madame  Phượng estime que le plus grand défi concerne les ressources humaines. Hoa Sen investit ses forces dans le développement des ressources humaines, elle cherche à recruter des personnes qualifiées dans le pays et à l’étranger sans distinction de nationalité. Hoa Sen recrute en priorité des enseignants diplômés dans les pays qui ont de bons systèmes éducatifs. Parallèlement, elle envoie ses enseignants faire des stages ou des études de doctorat à l’étranger. Mais les moyens financiers de Hoa Sen ne sont pas importants, la contribution des entreprises ou des bailleurs de fonds est presque inexistante. 
 
 
5.  Les autres thèmes : Philosophie de l’éducation, Contrôle interne et Communication ont également été abordés. 
 
Monsieur  Lê Vinh Quốc s’est dit entièrement d’accord avec la vision et les orientations de Hoa Sen. Il a ajouté que la façon de répondre aux besoins de la société dépendra de la conception de l’éducation adoptée par Hoa Sen. Il souhaite que Hoa Sen suive la voie des universités de qualité dans le monde, Madame  Phương  Thiện ajoutant qu’il fallait aussi intégrer la conception de l’éducation des auteurs vietnamiens.
Pour Madame Phượng, Hoa Sen n’est pas préoccupée par la classification des universités, elle est en cela plutôt d’accord avec le point de vue des universités francophones. Sur un total de plus de 16.000 universités dans le monde, 500 seulement participent à cette classification. Par contre, Hoa Sen approuve le contrôle de la qualité des programmes de formation, car ce travail de suivi est nécessaire pour évaluer les progrès de la qualité de l’éducation.
À la suite de cette discussion, un buffet déjeuner à l’hôtel Palace a permis de prolonger les échanges entre collègues et invités. Rendez-vous est pris au printemps de l’année prochaine avec l’espoir de voir naître de nouveaux projets mettant en œuvre les idées suscitées par cette rencontre. 
 
Compte rendu: Thái Thị Ngọc Dư 
 

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